Il est difficile d’imaginer qu’une femme n’ait jamais possédé une culotte ornée d’un petit nœud décoratif. Ces rubans, positionnés principalement à l’avant des sous-vêtements, sont si courants qu’ils font partie intégrante de l’imagerie collective. Pourtant, malgré leur ubiquité, peu de personnes s’interrogent réellement sur leur utilité ou leur signification. Ce détail, souvent relégué à l’anodin, dissimule en réalité une histoire fascinante et riche de symboles, qui remonte à plusieurs siècles. Experts et historiens révèlent aujourd’hui les secrets de cet ornement, mêlant traditions, pragmatisme et codes esthétiques.

Les culottes ornées de nœuds sont omniprésentes : des boutiques de lingerie haut de gamme aux rayons des grandes chaînes de prêt-à-porter, en passant par les plateformes de fast fashion. Ces modèles sont proposés à tous les âges, des petites filles aux femmes matures, et traversent les générations sans perdre leur popularité. Mais pourquoi ce détail persiste-t-il ? Ce petit nœud, perçu tantôt comme un clin d’œil à une certaine innocence, tantôt comme un détail esthétique, soulève des questions sur l’image et les messages qu’il véhicule.
La journaliste Alice Pfeiffer apporte un éclairage sur le rôle de ces nœuds dans l’univers de la lingerie féminine. Elle remarque, dans un article pour Slate, que leur positionnement au-dessus du pubis correspond à un idéal corporel précis. « Placé au sommet d’un ventre plat, le nœud disparaît dès lors qu’un peu de rondeur apparaît. À l’instar des nœuds ornant les soutiens-gorge, qui jaillissent entre des seins rehaussés et rapprochés, il valorise une image très juvénile du corps féminin », observe-t-elle. Cette analyse met en lumière une facette troublante de ces éléments décoratifs, qui semblent ancrés dans des standards esthétiques parfois déconnectés de la réalité et de la modernité. Rendez-vous à la page suivante pour lire la suite >>




