L’indignation monte parmi les résidents permanents, qui dénoncent la manière dont les expulsions ont été menées. Le camping Chantecler doit fermer ses portes jusqu’au printemps pour permettre des travaux de rénovation. Cependant, les habitants estiment que les procédures ont été précipitées et exécutées sans ménagement. « Ils nous ont coupé l’électricité, puis l’eau. C’était fait de manière sauvage », accuse l’un des résidents. Cette méthode brutale a exacerbé le sentiment d’abandon et d’injustice parmi les habitants, pour beaucoup vulnérables face à cette situation.

Parmi les habitants contraints de partir, une retraitée qui vivait dans un mobil-home depuis 18 ans partage son désarroi. « J’avais fait faire beaucoup de travaux parce que je pensais pouvoir rester ici jusqu’à la fin de mes jours. Jamais je n’aurais imaginé devoir partir », confie-t-elle. Ce sentiment d’être prise au dépourvu est amplifié par le manque de temps laissé pour organiser son déménagement. « On n’a pas eu le temps de se retourner », déplore-t-elle en terminant ses derniers cartons avant de partir vivre dans un appartement.
Nayha, une autre habitante du camping, raconte qu’elle avait été informée de la fermeture dès le mois d’août, mais cela ne lui a pas suffi pour trouver une solution adaptée. Cette mère de famille, qui vivait depuis un an dans une caravane fixe, se retrouve désormais sans logement stable pour elle et ses trois enfants. « Je suis à la rue avec mes enfants, ce n’est pas facile. Je comprends que cette grande compagnie ne soit pas là pour faire de la charité, mais cela ne rend pas la situation plus acceptable », explique-t-elle avec amertume. Rendez-vous à la page suivante pour lire la suite >>




