Rose, 18 ans

Un mois s’est écoulé depuis l’incendie du Constellation à Crans-Montana, et pourtant, l’onde de choc reste profondément ancrée dans les esprits. L’émotion collective, loin de s’atténuer, continue d’habiter les conversations et les souvenirs de toute une région. Derrière les hommages et les élans de solidarité, la réalité quotidienne rappelle que les conséquences de cet événement ne se sont pas arrêtées cette nuit-là. Pour de nombreuses personnes, la reconstruction ne fait que commencer, entre fatigue, inquiétude et espoir fragile de jours meilleurs.

Au fil des semaines, les survivants et leurs proches tentent de réapprendre à vivre avec ce qu’ils ont traversé. Certains sont encore pris en charge dans des établissements de santé spécialisés, tandis que d’autres ont regagné leur domicile avec un suivi médical exigeant. Chaque journée représente un effort supplémentaire, rythmé par des consultations, des traitements et des moments de repos indispensables. La guérison, qu’elle soit physique ou intérieure, demande du temps et une patience considérable.

Le dimanche 1er février 2026 marquait symboliquement le premier mois depuis que le feu a ravagé le bar de la station suisse. La veille, un jeune homme de 18 ans, hospitalisé depuis l’incident, a finalement perdu la vie des suites de ses blessures, portant le bilan à 41 personnes disparues. Ce chiffre, lourd de sens, souligne que pour les 115 blessés recensés, le parcours reste semé d’obstacles. Beaucoup doivent encore faire face à des soins complexes, à des interventions répétées et à une rééducation longue et éprouvante. Rendez-vous à la page suivante pour lire la suite >>