Christophe, dont le fils de 17 ans a perdu la vie lors de l’incendie, ressent le besoin de retourner régulièrement à Crans-Montana. Pour lui, ce lieu représente un point d’ancrage, une manière de rester symboliquement proche de son enfant. Il marche dans les rues de la station, se remémore les souvenirs partagés et trouve dans ces visites un certain apaisement. C’est une façon discrète, mais essentielle, de maintenir le lien.

Chez lui, la chambre de son fils est restée intacte, comme suspendue dans le temps. Les objets du quotidien, les vêtements, et même un bol de céréales laissé sur le bureau témoignent d’une routine brusquement interrompue. Christophe confie ne pas se sentir prêt à modifier quoi que ce soit. Conserver cet espace tel qu’il était lui permet de préserver une présence, aussi symbolique soit-elle.
En parallèle de cette douleur intime, de nombreuses questions demeurent. Les proches cherchent à comprendre comment un tel événement a pu se produire et s’interrogent sur les dispositifs de sécurité en place. Les premiers éléments de l’enquête évoquent des failles dans la gestion des risques et des contrôles jugés insuffisants. Des zones d’ombre persistent également autour de certaines images de vidéosurveillance manquantes, alimentant le besoin de clarté. Plus que jamais, les familles espèrent des réponses précises et des décisions justes, afin de pouvoir avancer avec davantage de sérénité.




