Affaire Emile

Au cours des dernières semaines, cette nouvelle phase d’investigations prend de l’ampleur. Les magistrats souhaitent vérifier méthodiquement toutes les présences possibles dans le hameau du Haut-Vernet au moment des faits. Les équipes de gendarmerie se déplacent donc dans différentes communes et prennent contact avec des personnes susceptibles d’avoir été dans la zone ce jour-là. Habitants du village, anciens résidents, promeneurs ou visiteurs occasionnels sont ainsi invités à collaborer. Cette méthode, bien que discrète et rapide dans son exécution, constitue une étape importante dans la poursuite de l’enquête.

Parmi les personnes concernées figure notamment un ancien voisin des grands-parents maternels de l’enfant. Cet homme, qui vivait autrefois à proximité de leur maison dans le hameau, reçoit récemment la visite de deux gendarmes venus procéder à un prélèvement à son domicile. L’opération se déroule de manière très simple : les enquêteurs effectuent un prélèvement buccal à l’aide d’un coton-tige et enregistrent également ses empreintes. L’homme, interrogé par la chaîne BFMTV, explique que la procédure se déroule rapidement et sans complication. Selon lui, les agents restent seulement quelques minutes avant de repartir une fois les formalités terminées.

Ce témoin, dont le prénom est volontairement modifié pour préserver sa tranquillité, raconte que les gendarmes ne lui posent pratiquement aucune question lors de leur passage. Il précise que l’intervention dure à peine quelques minutes, le temps de réaliser les prélèvements nécessaires. Informé quelques jours auparavant par téléphone par les services de gendarmerie de Marseille, il indique comprendre parfaitement la démarche des enquêteurs. À ses yeux, cette campagne de vérification représente une étape logique dans un dossier aussi suivi. Rendez-vous à la page suivante pour lire la suite >>