Le silence est tombé sur la France hier après-midi, mais ce n’était pas celui, paisible, des cartes postales. Derrière le rideau de flocons qui a balayé le pays, une paralysie brutale s’est installée, transformant le retour du travail en véritable odyssée pour des millions de Français. Entre paysages immaculés et bitume transformé en patinoire, le pays a vacillé sous un épisode neigeux d’une intensité que beaucoup n’avaient pas vu venir.

L’épisode a débuté comme une promesse hivernale avant de glisser vers le chaos routier. De la Bretagne aux frontières de l’Est, en passant par un Bassin parisien totalement englué, la neige a recouvert les axes principaux en quelques dizaines de minutes seulement. Hier après-midi, le décor a basculé : les autoroutes sont devenues des parkings à ciel ouvert et les visages des automobilistes, d’abord émerveillés, se sont rapidement crispés derrière leurs pare-brise embués.
Pourtant, les cartes de Météo France affichaient bien des zones colorées. Mais entre la théorie des modèles et la réalité du terrain, le fossé semble s’être creusé. De nombreuses voix s’élèvent déjà pour dénoncer un manque criant de réactivité. Pourquoi les saleuses n’étaient-elles pas en action avant que le gros des précipitations ne bloque les accès ? Pourquoi l’alerte orange a-t-elle semblé courir après le nuage plutôt que de l’anticiper avec la fermeté nécessaire ? Rendez-vous à la page suivante pour lire la suite >>




