Le procureur, inquiet de la « dangerosité » du conducteur, met également en avant le risque qu’il récidive, même s’il ne s’agirait pas forcément d’un autre meurtre, mais d’une infraction grave. Ce risque, couplé à l’émotion publique suscitée par cette affaire, justifie, selon le parquet, la mise en détention de l’automobiliste.

De son côté, l’avocat de ce dernier, Me Franck Cohen, tente de relativiser, affirmant qu’il ne s’agit pas d’un meurtre prémédité, mais d’un homicide involontaire résultant d’un accident tragique. Il décrit la situation comme étant « dramatiquement simple », suggérant qu’une manœuvre malheureuse ou une perte de contrôle liée à une situation conflictuelle aurait conduit à la mort du cycliste. Me Cohen insiste sur le fait que son client n’est pas un criminel, mais un père de famille tranquille, responsable de quatre enfants, dont deux sont encore à sa charge. Ce jour-là, il accompagnait sa fille de 17 ans à un rendez-vous médical chez l’ophtalmologue, ce qui aurait contribué à son état de stress.
L’avocat poursuit en décrivant la version des faits de son client. Selon lui, l’automobiliste aurait commis l’erreur d’emprunter une piste cyclable en raison de l’urgence du rendez-vous de sa fille. C’est alors qu’il aurait croisé le cycliste, qui, agacé à juste titre, se serait énervé et aurait frappé violemment sur le capot du véhicule après avoir accusé le conducteur d’avoir roulé sur son pied. Rendez-vous à la page suivante pour lire la suite >>




