Les perverses pathologiques
Et puis il y a ces femmes qui volontairement s’associent aux méfaits du serial killer et y participent. Elles ont souvent elles-mêmes fait l’objet de maltraitances dans leur enfance. L’histoire la plus marquante reste celle de Monique Olivier, l’épouse de Michel Fourniret, surnommé le « Monstre des Ardennes ». Alors qu’elle avait pleinement conscience de ses déviances, elle épaulera jusqu’au bout son époux dans tous ses crimes. « Ces femmes transforment leur victimisation en une forme de perversité pour mieux s’en sortir, tellement leur traumatisme est fixé. Elles subliment par le pire plutôt que de tenter de se soigner et si possible de guérir. En acceptant de se soumettre aux perversions de son mari, elle avait obtenu qu’il s’intéresse à elle », expliquera lors de son procès, Daniel Zagury, le psychiatre qui expertisera Monique Olivier. Selim Fourniret, le fils unique du couple, résume cette alchimie perverse en ces mots: « je suis le seul fils de l’alliance diabolique formée par Michel Fourniret et Monique Olivier ». Il publie en 2021 : « Le fils de l’ogre ».




